Médias

« Atmosphérique et Captivant »

ParisMove« Voici bientôt trente ans, j’ai suivi trois semaines de formation à l’aquarelle. L’atelier où je prenais mes cours se situait à Paris, rue de Charenton, dans le quartier Bastille. Tous ceux qui se sont un jour immergés dans la pratique picturale le savent : on n’y voit pas passer les heures, et je coulais donc des jours tranquilles et passionnés, non loin du Faubourd Saint-Antoine. Sauf les mardis et jeudis après-midi, car le mari de ma prof y donnait, dans l’appartement du dessous, des cours de violoncelle. Et personne n’ignore combien cet instrument peut s’avérer crispant, dès lors qu’il n’est pas maîtrisé. J’en avais donc conçu une haine farouche envers cet engin de malheur, sentiment qui m’accompagna pendant presque le quart de siècle suivant. Est-ce le spectacle de Rostropovitch au pied du Mur de Berlin défait ? Ou celui de ces violoncellistes inconnus qui viennent jouer partout où se produit un attentat ? Toujours est-il que (comme pour la variété italienne, mais pour d’autres raisons) je suis revenu depuis sur mon aversion initiale. Et le motif en est plus prosaïque : j’ai assisté à trois concerts du trio lillois l’Hapax. Cette formation guitare-piano-violoncelle bousculait non seulement le format des musiques dites actuelles, mais également les certitudes auxquelles s’arc-boute le plus borné des rockers. Le violoncelliste de l’Hapax, c’était Timothée Couteau. Son premier album en solitaire le voit emprunter des tonalités tour à tour orientales (“Téhéran”, “Arabesques”, “La Dernière Étoile”), yiddish (“Polygones”) ou baroques, et son écoute achève d’emporter l’adhésion. Si ce n’est certes pas l’instrument qui vous fera guincher la Danse des Canards à la Ducasse à Pierrot (ouf), les douze pièces instrumentales où se répondent les violoncelles de Timothée Couteau campent des décors dont on ne s’étonnerait guère qu’ils aboutissent en musiques de films (Monochromes”, “Les Miroirs Étranges”, “Le Tapis Volant”). Atmosphérique et captivant.»

www.paris-move.com
Patrick Dallongeville
Paris-Move, Blues Magazine, Illico & BluesBoard

 

 

 

 

Timothée Couteau, invité de Wéo

 

« un carnet de voyage intérieur et d’ailleurs »

Le samedi 3 septembre à 16h40, sur France Bleu Nord, Timothée Couteau était l’invité d’Agnès Delbarre pour ‘France Bleu Musique’. Il y a parlé de son premier disque en solo ‘Les Violoncelles Seuls’

Ecouter FranceBleuMusique

 

 

 

Les Violoncelles Seuls sur Radio Boomerang (Roubaix)

Le samedi 04 mars 2017 à 11h, sur Radio Boomerang (89.7 – Roubaix), Timothée Couteau et Amandine Dhée étaient les invités d’Yvan dans l’agenda du 89.7. Timothée a évoqué la naissance et la vie du disque « Les Violoncelles Seuls » …

Ecouter agenda_2017_03_04

 

 

Les Violoncelles Seuls sur Radio Campus Lille

Le samedi 8 octobre 2016 à 13h, sur Radio Campus (Lille), Timothée Couteau était l’invité de Françoise Objois pour ‘Traverse!’ :

Ecouter Traverse08102016

 

La magie du violoncelle et des nouvelles technologies s’invite à l’école

Les élèves, intrigués et amusés, ont découvert qu’on peut faire de la musique sans aucun instrument. Enfin, plutôt des sons, car tenir un rythme n’est pas si simple. Une opération musicale signée Teknè.

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Ah ces artistes ! Un drôle de musicien a investi la classe avec deux violoncelles pour une performance artistique en duo, en prévenant que son collègue allait arriver en retard. De plus, il ne retrouve plus son archet pour jouer. «  Mais il y a toujours une solution  », rassure Timothée Couteau, qui se met à taper un rythme sur le bois de son instrument, puis à pincer les cordes.

ateliers-ecoles

Pour les élèves qui connaissent la famille des instruments à corde, voir un instrumentiste jouer en vrai, dans la classe, c’est une première. «  Et votre collègue ?  », s’inquiète Mme Wenderbecq-Fournier, directrice. «  Il va sûrement arriver  », répond Timothée qui n’est pas à court de ressources pour passionner les élèves. «  Fermez les yeux et imaginez ce que les sons racontent  ». Certains ont du mal à se laisser aller, à se faire des images dans leur tête, mais pour d’autres, en entendant des sons frottés, dissonants, c’est un vrai film. «  Je vois un hôtel avec des gens qui fuient un incendie  ».

Il est vrai que le thème de l’action artistique de Teknè est la Terre brûlée, pratiquée en mars 1917 sur le territoire par les Allemands lors de leur repli stratégique sur la ligne Hindenburg. Timothée fait exister ce qui n’existe pas, ou n’existe plus, jusqu’à son collègue toujours absent. Grâce à une curieuse machine, il finit par interpréter un duo en solo, du classique au rock endiablé, en passant par la musique atonale : magie des nouvelles technologies, autre axe du travail de Teknè.

Mais rien ne remplace l’humain, la sensibilité et les maladresses touchantes, les élèves sont invités à s’essayer au violoncelle. Et sont priés d’apporter leur propre instrument (traditionnel ou un objet sonore) pour le 28 mars. Mieux qu’un deuxième violoncelliste il y aura tout un orchestre.

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La voix du nord du 16 mars 2017